
{"id":91301,"date":"2016-10-04T12:04:43","date_gmt":"2016-10-04T10:04:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cinevox.be\/?p=91301"},"modified":"2017-05-16T19:48:29","modified_gmt":"2017-05-16T17:48:29","slug":"pour-faire-court-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/w-l-c.be\/fr\/pour-faire-court-12\/","title":{"rendered":"Pour faire court\u2026 (1\/2)"},"content":{"rendered":"<p>Pour le vrai fan de cin\u00e9ma belge, cin\u00e9phage inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, la traditionnelle journ\u00e9e des courts m\u00e9trages est un immanquable \u00e9v\u00e9nement, source de d\u00e9couvertes et de plaisirs multiples.<\/p>\n<p>\u00c9videmment, pour l\u2019affronter de front, il faut un peu d\u2019entra\u00eenement et de r\u00e9sistance.<\/p>\n<p>On entre dans la salle \u00e0 11h15, on en sort \u00e0 21h. Entre-temps, le seul coin de ciel qu\u2019on a vu \u00e9tait sur les \u00e9crans. Tout juste a-t-on le temps de reprendre son souffle entre deux salves de deux heures de projection. Cinq minutes \u00e0 tout casser, histoire de partager quelques impressions avec d\u2019autres spectateurs, un metteur en sc\u00e8ne, un acteur. Et si on veut se sustenter, mieux vaut avoir emmen\u00e9 ses sandwiches qu\u2019on grignote \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e pendant les projections<br \/>\nL\u2019atout de cette journ\u00e9e est d\u2019\u00eatre foisonnante et contrast\u00e9e. C\u2019est aussi son d\u00e9faut, surtout si on pense que le jury va devoir piocher dans ces 23 films (pas si) courts pour effectuer un choix.<!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rassembler dans une m\u00eame comp\u00e9tition des films 100% professionnels, des films de metteur en sc\u00e8ne en devenir, des perles de cin\u00e9astes confirm\u00e9s venus se divertir dans la discipline, des films d\u2019\u00e9coles, des docus, des fictions, des animations, des docus d\u2019animation peut sembler \u00e9trange. Un peu comme si on devait classer dans un m\u00eame hit-parade musical un tube de Claude Fran\u00e7ois, une tornade trash d\u2019Anthrax, les suites pour violoncelle seul de Britten, un hymne du Grand Jojo et un monologue de L\u00e9o Ferr\u00e9. Impossible\u00a0? On le pense aussi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme nous avons tout vu, nous allons, comme chaque ann\u00e9e, vous livrer notre vision de la journ\u00e9e en toute subjectivit\u00e9. Nos go\u00fbts nous appartiennent, nous ne voulons les imposer \u00e0 personne. Mais h\u00e9\u00a0! Personne d\u2019autre n\u2019\u00e9crit dans Cinevox (pour l&rsquo;instant), donc on vous les offre avec tout l\u2019enthousiasme qui nous anime.<br \/>\nD\u2019abord, nous avons tent\u00e9 de classer\u00a0les films en diff\u00e9rentes cat\u00e9gories, car il nous semble compliqu\u00e9\u00a0de comparer un film au budget digne d\u2019un long m\u00e9trage miniature et un court de fin d\u2019\u00e9tudes. Ce serait injuste pour les jeunes cin\u00e9astes en herbe \u00e0 peine sortis de (ou encore \u00e0) l\u2019IAD, l\u2019Insas, la Cambre, Albert Jacquard ou l\u2019Inraci. Tout le monde n\u2019est pas Pablo Munoz Gomes (r\u00e9alisateur de <em>Welkom <\/em>pour les amn\u00e9siques).<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\nCe qui ne veut pas dire non plus que pour leur faire de la place, on doive passer sous silence les performances de quelques grands espoirs qui nous ont juste hallucin\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<em>(la deuxi\u00e8me partie de ce long article avec les films d\u2019\u00e9cole l\u2019anime, et les docus sera publi\u00e9e demain)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>LES MA\u00ceTRES DU JEU<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans ce programme de 23 films, deux nous ont paru dominer les d\u00e9bats. D\u2019abord parce qu\u2019ils sont produits comme des longs, ensuite (et surtout) parce que leurs r\u00e9alisateurs s\u2019affirment d\u00e9j\u00e0 comme deux des plus belles promesses du cin\u00e9ma belge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-11.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91302\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-11-800x348.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-11-800x348.png 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-11-480x209.png 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-11.png 1482w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Notre coup de c\u0153ur absolu de la journ\u00e9e est incontestablement <em>Beltelgeuse<\/em>.<\/p>\n<p>Produit par Wrong Men avec les Irlandais de Savage, cette introspection m\u00e9taphysique est sign\u00e9e par Bruno Tracq qui a r\u00e9ussi \u00e0 persuader Benoit Roland de tourner au Nouveau Mexique, un des seuls lieux au monde o\u00f9 se trouvent de gigantesques t\u00e9lescopes point\u00e9s vers le ciel.<br \/>\nSur la seule foi de son sc\u00e9nario (mais quel sc\u00e9nario !), il a aussi convaincu Lubna Azabal d\u2019interpr\u00e9ter le r\u00f4le principal de son film. Un choix pertinent, car l\u2019actrice est de tous les plans.<\/p>\n<p>Elle incarne une astrophysicienne amoureuse d\u2019un autre sp\u00e9cialiste des \u00e9toiles qui d\u00e9veloppe une th\u00e9orie fort contest\u00e9e\u00a0: l\u2019explosion suppos\u00e9e de Betelgeuse pourrait provoquer la disparition de la terre.<\/p>\n<p>Mais alors que le couple se chamaille sur le chemin du domicile, leur v\u00e9hicule quitte la route et c\u2019est le chaos (s\u00e9quence saisissante s\u2019il en est). Trois ans plus tard, Sarah vit recluse dans sa maison, incapable de sortir et d\u2019affronter le monde qui l\u2019entoure. En secret, elle poursuit les calculs de son mari.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91303\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-3-800x349.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"279\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-3-800x349.png 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-3-480x209.png 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/betelgeuse-3.png 1478w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience que repr\u00e9sente <em>Betelgeuse<\/em> est assez difficile \u00e0 expliquer en quelques mots.<\/p>\n<p>Film\u00e9e par Colin Lev\u00eaque (<em>Un homme \u00e0 la mer<\/em>), ce court de 31 minutes n\u2019a jamais l\u2019air d\u2019\u00eatre un film belge. Son essence est clairement anglo-saxonne, \u00e9voquant \u00e0 plus d\u2019un titre le fabuleux <em>Take Shelter<\/em> de Jeff Nichols.<\/p>\n<p>Sans jouer la pose, Bruno Tracq imagine un univers singulier\u00a0(\u00e0 base d\u2019effets sp\u00e9ciaux aussi spectaculaires que discrets), et ose l\u2019impensable\u00a0: l\u2019ambition de donner \u00e0 son film l\u2019esth\u00e9tique d\u2019un long m\u00e9trage am\u00e9ricain haut de gamme sur un propos vertigineux qui allie l\u2019intime et l\u2019infini. Tout format confondu Beltelgeuse est peut-\u00eatre le film belge le plus exaltant depuis <em>Mr Nobody<\/em> de Jaco van Dormael.<\/p>\n<p>(NDLR. la derni\u00e8re fois qu&rsquo;on s&rsquo;est d\u00e9cha\u00een\u00e9 sur un court m\u00e9trage, il a fini aux Oscars. Souhaitant \u00e0 <em>Betelgeuse<\/em> un parcours identique \u00e0 <em>Dood van een schaduw<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Face \u00e0 cet ouragan, la t\u00e2che des autres films semble d\u00e9mesur\u00e9e, mais par la gr\u00e2ce d\u2019une s\u00e9lection tr\u00e8s \u00a0r\u00e9ussie, on a d\u00e9couvert dimanche \u00e0 Namur un deuxi\u00e8me bijou rarissime, diffus\u00e9 d\u2019entr\u00e9e de jeu, d\u00e8s 11h15.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Complices-11.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-91304\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Complices-11.jpg\" alt=\"\" width=\"714\" height=\"282\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Complices-11.jpg 714w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Complices-11-480x189.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Complices<\/em> est le nouveau court m\u00e9trage de Mathieu Mortelmans qui nous avait d\u00e9j\u00e0 offert l\u2019intrigant <em>Chambre Double<\/em> avec Jean-Jacques Rausin. Force est pourtant de constater qu\u2019il passe ici \u00e0 la vitesse sup\u00e9rieure, avec un film de 30 minutes bien trop court tant on est happ\u00e9 dans son univers et son ambition.<\/p>\n<p>Produit par Stromboli, <em>Complices<\/em> a la facture d\u2019un long m\u00e9trage. Et encore\u00a0: un long m\u00e9trage digne de tous les \u00e9loges.<\/p>\n<p>Juge au tribunal correctionnel, Philippe entretient une relation houleuse avec son fils Hugues. Un soir, en \u00e9tat d&rsquo;ivresse, Hugues \u00e9crase un cycliste et prend la fuite. Pour prot\u00e9ger son fils, Philippe choisit de dissimuler les preuves du crime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/complices-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91305\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/complices-2-800x336.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"268\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/complices-2-800x336.jpg 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/complices-2-480x201.jpg 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/complices-2.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un dilemme corn\u00e9lien pour cet homme int\u00e8gre, tr\u00e8s port\u00e9 sur la morale, qui m\u00e8ne \u00e0 une confrontation \u00e9tonnante entre Jean-Henri Comp\u00e8re (<em>La Tr\u00eave<\/em>) et Martin Nissen (<em>Les g\u00e9ants, Welcome Home<\/em>) sous le regard effar\u00e9 d\u2019Anne Coesens, leur \u00e9pouse et m\u00e8re.<br \/>\nD\u2019une richesse th\u00e9matique rare, d\u2019une intensit\u00e9 constante, servi par une direction d\u2019acteurs dans faille, la musique de Ozark Henri et l\u2019image sublime de Sylvain Freyens, <em>Complices <\/em>est l\u2019autre immense favori de la comp\u00e9tition. A nos yeux, en tous cas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il advienne de ces deux films dans le cadre du FIFF, on en est de toute mani\u00e8re certains\u00a0: Bruno Tracq et Mathieu Mortelmans ont une formidable carri\u00e8re devant eux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>CEUX QUI SONT PR\u00caTS POUR LE LONG<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plusieurs r\u00e9alisateurs pr\u00e9sents dimanche au FIFF sont assur\u00e9ment pr\u00eats pour passer au long\u00a0: parce qu\u2019ils ont un univers, parce qu\u2019ils ma\u00eetrisent leur sujet, parce qu\u2019ils dirigent formidablement bien leurs com\u00e9diens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/arrache.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91306\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/arrache-800x468.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/arrache-800x468.png 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/arrache-461x270.png 461w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/arrache.png 841w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><br \/>\nOn pense ici \u00e0 Emmanuelle Nicot qui a scotch\u00e9 son monde avec <em>A l\u2019arrach\u00e9<\/em> (Helicotronc) et ses deux actrices prodigieuses, sauvageonnes dop\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9nergie animale, \u00e9patantes de naturel, Hajar Koutaine, Cl\u00e9mence Warnier.<\/p>\n<p>Pour sch\u00e9matiser, on pourrait classer Emmanuelle comme une h\u00e9riti\u00e8re des fr\u00e8res Dardenne avec un vrai don pour le rythme (fa\u00e7on<em> L\u2019enfant<\/em> donc) et une modernit\u00e9 qui n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 elle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/ice-scream-3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91307\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/ice-scream-3-800x414.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"331\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/ice-scream-3-800x414.png 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/ice-scream-3-480x248.png 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/ice-scream-3.png 934w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plus classique dans sa mani\u00e8re de filmer, tr\u00e8s styl\u00e9e, mais n\u00e9anmoins atypique dans le paysage belge, Vincent Smitz surench\u00e9rit avec <em>Ice Scream<\/em> (Artemis) sur son prometteur <em>Babysitting.<\/em><\/p>\n<p>Toujours fascin\u00e9 par les films de genre qu\u2019il adore d\u00e9tourner, le jeune r\u00e9alisateur li\u00e9geois s\u2019amuse ici encore \u00e0 jouer sur deux niveaux\u00a0: la r\u00e9alit\u00e9 et sa repr\u00e9sentation au cin\u00e9ma dans une mise en abyme qui vaut son pesant de cacahu\u00e8tes, de sourires et de frissons.<\/p>\n<p>Framboise sur le g\u00e2teau, ses deux acteurs sont top. \u00c9videmment puisqu\u2019il s\u2019agit de Thomas Coumans (prim\u00e9 l\u2019an dernier au FIFF) et de St\u00e9phanie Crayencour, la Babe la plus sexy du cin\u00e9ma belge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/crazy.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-91308\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/crazy-800x417.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/crazy-800x417.png 800w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/crazy-480x250.png 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/crazy.png 1174w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9alisateur de documentaires, Mathias Desmarres s\u2019essaie avec <em>Crazy Sheep<\/em> (Eklektik) au court m\u00e9trage de fiction d\u00e9cal\u00e9. Son humour typiquement british fait merveille avec cette histoire surr\u00e9aliste de geek qui cherche \u00e0 faire r\u00e9parer un store et aide un couple d\u2019Anglais excentriques \u00e0 remettre une tortue g\u00e9ante \u00e0 la mer. D\u00e9sopilant\u00a0? Absolument. Si le cin\u00e9aste franco-belge peut tenir la distance du long sur ce ton hilarant ET \u00e9mouvant (la rencontre entre R\u00e9al Siellez et Aurora Marion es magnifique), on signe tout de suite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>LES R\u00c9AL DE LONG QUI S\u2019AMUSENT EN FORMAT COURT<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Le court m\u00e9trage doit \u00eatre un terrain d\u2019exp\u00e9rimentations et de d\u00e9foulement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas nous qui le disons, mais Matthieu Donck, r\u00e9alisateur de <em>La Tr\u00eave,<\/em> de <em>Torpedo<\/em> qui revient r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 ce format pour nous faire hurler de rire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-91309\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes.png\" alt=\"\" width=\"744\" height=\"418\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes.png 744w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes-200x113.png 200w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes-480x270.png 480w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tubes-300x169.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 744px) 100vw, 744px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec <em>les Tubes<\/em> (Helicotronc), son plaisir est double puisqu\u2019il collabore enfin avec son grand ami Xavier Seron et qu\u2019ensemble le duo a pondu un court m\u00e9trage irr\u00e9sistible autour des d\u00e9lires de Jean-Benoit Ugeux, un acteur hallucin\u00e9 qui poss\u00e8de un univers unique.<\/p>\n<p>Le film existe par lui-m\u00eame, parsem\u00e9 de sc\u00e8nes cultissimes, mais s\u2019inscrit \u00e9galement dans un projet plus large imagin\u00e9 par le com\u00e9dien et compos\u00e9 de trois segments. A d\u00e9couvrir bient\u00f4t.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/plombier-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-91310\" src=\"http:\/\/www.cinevox.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/plombier-2.jpg\" alt=\"\" width=\"678\" height=\"279\" srcset=\"https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/plombier-2.jpg 678w, https:\/\/w-l-c.be\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/plombier-2-480x197.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Xavier Seron remporta l\u2019an dernier le prix Cinevox avec <em>je me tue \u00e0 le dire <\/em>et le Magritte du meilleur court m\u00e9trage avec <em>L\u2019ours noir,<\/em> en duo avec son autre pote M\u00e9ryl Fortunat-Rossi.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e, le duo revient avec un court plus intime, en noir et blanc, mais tout aussi dr\u00f4le\u00a0: <em>Le Plombier <\/em>(H\u00e9licotronc) r\u00e9unit un casting d\u2019enfer autour de la s\u00e9ance de doublage d\u2019un film porno.<\/p>\n<p>Jouissance supr\u00eame, la famille d\u2019acteurs fid\u00e8les aux r\u00e9alisateurs s\u2019enrichit de l\u2019arriv\u00e9e du g\u00e9nial Tom Audenaert. Magique\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(la suite demain, donc)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour le vrai fan de cin\u00e9ma belge, cin\u00e9phage inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, la traditionnelle journ\u00e9e des courts m\u00e9trages est un immanquable \u00e9v\u00e9nement, source de d\u00e9couvertes et de plaisirs multiples. \u00c9videmment, pour l\u2019affronter de front, il faut un peu d\u2019entra\u00eenement et de r\u00e9sistance. On entre dans la salle \u00e0 11h15, on en sort \u00e0 21h. 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