Box-office et agenda des sorties : films belges [29/01/15]

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce? 

Si vous voulez vous éclater au ciné ou planifier vos prochaines sorties en solo, en amoureux, entre amis ou en famille, voilà d’angoissantes questions existentielles qui doivent être résolues sans délai.

Pour vous aider, Cinevox propose désormais un article mis à jour chaque semaine.


Au menu de ce mini-mag: les films belges à l’affiche et en approche, le box-office des longs métrages déjà en salles et les événements croustillants qu’on attend avec imaptience.

Bienvenue dans un espace d’information qui n’existe nulle part ailleurs.

 

[Édition du 22 janvier 2015]

 

 

 

Pas de chamboulement au Box-office cette semaine. The Imitation game garde la tête des fréquentations en salles et Charlie Mordecai s’offre une arrivée tout en douceur à la deuxième place du classement avec 20.000 curieux en cinq jours. Pas de quoi sabrer le champagne, mais une chtite coupette quand même.

Plus proche de nos préoccupations, La famille Bélier starring François Damiens reste dans le top 5 pour un total provisoire de plus de 180.000 entrées payantes. En France, le cap des 5 millions est franchi (5.119.106).
Le troisième long métrage de Jean-Paul Rouve, avec Annie Cordy, lui aussi coproduit par les Belges de Nexus Factory, laisse plus que des Souvenirs aux Français avec 213 225 nouveaux nostalgiques, soit 551 401 en deux semaines. Par rapport à l’excellent Quand je serai petit (avec Benoit Poelvoorde, à rattraper en DVD si vous ne l’avez pas vu), c’est déjà… cinq fois plus !

 


En Belgique, Bowling Balls fonce joyeusement vers sa 250.000e quille hilare. C’est un franc succès pour ce film belge, mais limité à la Flandre. Brabançonne et Image terminent doucement leur périple en salles avec, respectivement, un peu plus de 80.000 et 70.000 spectateurs au compteur.

 

Côté coprod, Asterix: le domaine des Dieux poursuit son bonhomme de chemin : 130.000 sangliers sont déjà dans sa besace (3 millions en France, record absolu pour une adaptation animée du guerrier moustachu) et Benoit Brisefer : les taxis rouges aura écoulé 30.000 tickets. C’est ¼ du score réalisé en France où le film est passé complètement à côté de son public. Le ratio classique est plutôt 1 pour 15.

 

La rançon de la gloire et Bouboule s’accrochent à l’affiche, mais c’est un peu compliqué pour eux. Terre battue avec pourtant Olivier Gourmet  encaisse un douloureux 6-1 6-0 et devrait quitter le tournoi au premier tour. Injuste, mais typique hélas de l’ambiance générale.
Le Chant de la mer, nommé aux César ET aux Oscars a été vu par 5.000 spectateurs belges. Vu l’originalité et la qualité du spectacle, c’est peu.

 

 

 

L’évènement de la semaine, c’est naturellement la première sortie 100% belge de l’année 2015 :  Jacques a vu.

Pour son premier long métrage, Xavier Diskeuve reprend l’univers de ses courts avec une famille d’acteurs à laquelle le journaliste namurois est toujours resté fidèle; envers et contre tout.

Toute l’équipe s’est multipliée dans les médias et pour des avant-premières bien achalandées qui ont touché Bruxelles et toute la Wallonie.

 

Le pitch du film est maintenant connu. Non?

Bon, d’accord, on réclépépéte alors : Bruce et Lara s’installent à Chapon-Laroche, le village où Brice passait jadis ses vacances dans la ferme de ses cousins. Le couple de citadins a acheté fort cher une maison modeste et en piteux état. Mais l’intégration au village est d’autant moins aisée que leur seul point d’attache est désormais Jacques, garçon de ferme taciturne, qui sert de larbin à tout le village. Pour couronner le tout, le couple apprend qu’un énorme centre de vacances d’origine hollandaise devrait être édifié, avec l’assentiment bienveillant des autorités locales, à deux pas de leur jardin.

La sagesse voudrait qu’ils repartent, mais maintenant que la valeur déjà contestable de leur maison a chuté, c’est hors de question. Ils décident donc de se battre sur le terrain.

 

Excellente nouvelle : Jacques a vu sera distribué dans douze villes et quatorze salles dont plusieurs complexes très populaires. De quoi surprendre tout le monde et sortir le cinéma belge francophone de la morosité?

 

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Même s’il est attendu au printemps seulement, Tous les chats sont gris sera le second évènement belge de ce début d’année 2015.

Le premier long métrage de la prometteuse Savina Dellicour, a été choisi pour être le formidable cadeau du Cinevox Happening double couche, double plaisir organisé le 7 février à l’UGC de Brouckère.

Après la diffusion en direct et sur grand écran de la cinquième cérémonie des Magritte du cinéma belge, le public découvrira en Première Belge cette histoire touchante d’une adolescente à la recherche de son père biologique.

Porté par un Bouli Lanners en état de grâce, une Anne Coesens contre nature en petite bourgeoise coincée et la jeune Bruxelloise Manon Capelle, révélation du film, Tous les chats sont gris évolue sur un registre de film indé anglo-saxon très alléchant: image léchée, éclairages subtils, interprétation à cœur ouvert, ambiance rock indé vitaminée. Un vrai plaisir.

Notre critique du film est disponible ICI
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Si le premier trimestre est traditionnellement peu animé côté sorties belges dans les cinémas, il y a une bonne raison à cela. Elle tient en six lettres: C-A-N-N-E-S !

Une série de films présente un pedigree susceptible de les voir invités sur la Croisette. D’ici là, ils doivent faire profil bas. Pas question d’être montrés dans un festival, encore moins d’être distribués en salles.

Les sélectionneurs cannois aiment l’exclusivité frissonnante et une belle avant-première le long de la Méditerranée ne se refuse pas… même si elle n’est pas systématiquement synonyme de succès populaire.

Tout est affaire de timing et de communication.

 

 

 

Sauf surprise de dimension, les longs métrages belges qu’on a une chance de voir sur la Croisette devraient faire partie de cette short liste : Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse, Bee Lucky de Philippe De Pierpont (photo), Keeper (nouveau titre de Hors Cadre) de Guillaume Senez , Un homme à la mer de Géraldine Doignon, Préjudice d’Antoine Cuypers, Seule comme une baignoire de Rachel Lang, Le chant des hommes de Bénédicte Liénard et Marie Jimenez ou Je suis mort, mais j’ai des amis, des frères Malandrin, gardent, tous, un œil braqué sur la Méditerranée.

 

Préparé dans le plus grand secret, Lost in Paris d’Abel et Gordon est aussi un candidat sérieux. Mais à vrai dire, on ne sait rien de son état d’avancement. Le duo aime travailler dans le calme, loin de la foule déchaînée.

Quelques-uns de ces films pourraient très bien se retrouver dans l’une ou l’autre section de la 68e édition du plus fameux festival au monde. Tous n’y seront évidemment pas. Au pire, aucun d’entre eux ne sera repris. Mais le cinéma belge a l’habitude d’avoir un ou deux représentants, au printemps, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Pas de raison pour que ça change. Haut les cœurs !
Pourquoi ne verrait-on pas Joachim Lafosse programmé en sélection officielle, par exemple?
Le sujet de son nouveau long est brûlant, le casting porteur et le talent du cinéaste pourraient valoir à ces Chevaliers des temps modernes un mini trip cannois en première classe.

Pour les autres propositions, les options sont plutôt la semaine de la critique, la quinzaine des réalisateurs; voire, qui sait, Un Certain Regard. Chaque chose en son temps…

L’ascension cannoise est un processus complexe, mais en général, y mettre un pied un jour, fût-ce à la Cinéfondation, semble la meilleure manière d’y parvenir au sommet plus tard…

 

Pour la sortie de tous ces films dans les salles belges, on patientera jusqu’à l’été, peut-être jusqu’à l’automne après la rafale de festivals belges susceptibles de les accueillir. Le FIFF en tête. Avec un prix Cinevox à la clef?

 

 

 

 

Plutôt attendu du côté de Venise ou Toronto (nouvel objectif majeur de la fin de l’été), Le tout nouveau Testament de Jaco van Dormael devrait donc être prêt pour la rentrée 2015.

Jaco a coécrit le scénario de ce quatrième long métrage (en 25 ans !), avec l’écrivain Thomas Gunzig. Les deux compères s’attaquent à une histoire presque banale de revanche d’une fille envers son père tyrannique. Une trame simple… si on excepte l’identité du protagoniste central : Dieu.

Car oui, Dieu existe. D’ailleurs, il vit à Bruxelles. Dans son appartement un peu pourri qui surplombe la ville, il se comporte de façon odieuse avec sa fille, Ea (on ne la connaissait pas celle-là). Avant de fuguer, la gamine pirate l’ordinateur de son divin paternel et met en ligne la date de la mort de tous les humains. De quoi provoquer un électrochoc général.

Dieu se lance alors à sa recherche à travers la cité et découvre l’horreur de ce monde qu’il a créé mais qu’il connait si mal.

Produit par la société du réalisateur, Terra Incognita, avec Olivier Rausin et coproduit avec la France et le Luxembourg, Le Tout Nouveau Testament a été tourné en 2014 avec un casting détonnant: Benoit Poelvoorde, Yolande Moreau, Catherine Deneuve, François Damiens et une foule d’invités. Mais la révélation devrait être la jeune Pili Groyne déjà vue chez les frères Dardenne (elle était la fille de Marion Cotillard et Fabrizio Rongione dans Deux jours, une nuit) et Fabrice Du Welz (dans Alleluia, elle était la fille d’Helena Noguerra).

Elle est ici la fille de Dieu, un rôle qui devrait marquer les esprits.

 

Quoi qu’il arrive. Les toutes premières images sont à voir ICI

 

 

Le passionnant Jawad Rhalib qui semble prendre goût aux longs métrages de fiction, a deux cordes à son arc.

Il a terminé au Maroc le tournage de l’Insoumise et garde sous le coude l’explosif 7 rue de la folie vu à Namur et qui a remporté deux prix à Agadir : meilleure interprétation collégiale pour les quatre actrices et meilleur scénario. Pas mal pour un OVNI sans le sou.
Ce (tout) petit budget qui divise (et c’est tant mieux) nous a vraiment captivés.

Espérons qu’on pourra le voir dans quelques salles un de ces quatre… Quoique par les temps qui courent, ce n’est pas gagné.

 

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Quelques  productions belges nous arriverons dès le mois de mars : La Tierra Roja de Diego Martinez Vignatti produit par Entre chien et loup avec en vedette Geert Van Rampelberg (De Behandeling, Tot Altijd, Image…) sortira le 18 mars, Melody de Bernard Bellefroid le 25, Black d’Adil El Arbi et Billal Fallah et L’année prochaine de Vania Leturcq le 8 avril. Enfin, Belgica de Felix van Groeningen, actuellement en tournage, est programmé pour le 14 octobre 2015.
Une période toujours très chargée en événements bleu-blanc-belge avec ses festivals, ses Ensors et ses BNP Paribas Fortis Film Days…

 

 

 

La Tierra Roja nous plongera dans le nord-est de l’Argentine, à Misiones où Pierre, un ancien joueur professionnel de rugby qui a dû abandonner son sport fétiche après de nombreuses blessures, est mandaté par une multinationale pour gérer les coupes de forêts et les plantations de sapins.

Passionné d’ovalie il entraîne aussi la jeune équipe locale. Affable dans la vie quotidienne, il n’a pas d’état d’âme dès qu’on aborde son travail : il rase, brûle et déverse des produits chimiques dans cette terre fertile pour en améliorer le rendement.

À Misiones, on ne compte plus les bébés malformés, les cancers et les enfants retardés mentaux du fait de l’usage des agrotoxiques.
Le problème devient tel que la population se soulève et que la société doit faire face à la défection de nombreux ouvriers.
Pierre est aussi amoureux d’Ana, une jeune institutrice militante qui prend fait et cause pour les autochtones. Acculé, il va devoir choisir son camp.

 

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La sortie de Melody a été postposée d’une semaine. C’est donc le 25 mars que Cineart amènera dans les salles belges le deuxième long métrage de Bernard Bellefroid qui a glané au FIFF namurois le prix du public et le prix Cinevox, couronnant le meilleur film belge de la compétition.

Melody est une jeune coiffeuse à domicile qui a choisi de vivre dans la rue plutôt que de continuer à supporter une vie de couple qui ne lui convenait pas. Elle veut acheter un petit salon de coiffure. Mais l’argent qu’elle met précieusement de côté ne peut pas lui suffire pour un pareil investissement.  Pour décrocher son prêt, elle doit présenter des garanties et une mise de départ importante. Pour les obtenir, elle est prête à tout. Même à porter l’enfant d’une riche anglaise qui ne peut plus être mère par elle-même.

Dans les deux rôles principaux, Lucie Debay et Rachael Blake sont époustouflantes. Leur face à face reste gravé dans les mémoires longtemps après avoir vu le film.

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Deux semaines plus tard, nous découvrirons un autre film fort, porté par deux actrices. Avec L’année prochaine, premier long métrage de Vania Leturcq, la réalisatrice s’intéresse à deux amies qui ont grandi en province et qui, à l’aube de leurs 18 ans, envisagent leur avenir.

Aude est flamboyante, très extravertie. Clothilde, plus discrète évolue dans son ombre, fascinée et soumise.

C’est pourtant elle qui va jeter les dés de leur destin commun et pousser son amie à l’accompagner à Paris pour s’inscrire dans une école artistique assez élitiste.

Larguer les amarres, quitter la famille, l’univers forcément balisé dans lequel on a grandi…
Pas facile…

 

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Black est la nouvelle réalisation des deux cinéastes qui nous ont donné Image, Adil  El Arbi et Bilal Fallah, qui se déroule à nouveau à Bruxelles. Le film, basé sur les livres Black (2006) et Back (2008) de Dirk Bracke, auteur flamand spécialisé dans la littérature pour la jeunesse.

Le film décrira avec un réalisme brut un drame classique autour d’un amour impossible entre une jeune black et un Beur, tous deux membres de gangs antagonistes.

Les premières images des coulisses du film dont à voir ICI.

 

 

 

Pour Felix van Groeningen, Belgica sera l’important successeur de The Broken Circle Breakdown qui racontera l’histoire d’un bar à succès ouvert à Gand par deux frères aussi dissemblables physiquement que moralement. Un endroit très fréquenté où se mélangent les communautés sur fond de racisme, de drogue, d’alcoolisme également. Les deux protagonistes, proches, mais animés par une tenace rivalité, seront interprétés par Tom Vermeir et Stef Aerts (Adem).

Le scénario original est cosigné par le réalisateur et Arne Sierens qui ont déjà travaillé ensemble sur Dagen zonder lief.

 

 

 
Mais bien avant cela, au début du mois de février, tous ceux qui aiment le 7e art belge auront les yeux rivés sur le Mont des Arts, sur leur télévision ou sur le grand écran de l’UGC de Brouckère (lire ici).
La 5e cérémonie des Magritte du cinéma se déroulera le 7 février.

Cette édition sera-t-elle celle du triomphe des frères Dardenne? Deux jours, une Nuit semble le favori logique d’une sélection qui ne manque pas de panache : Pas son genre, la marche, Henri et Marina vont lui mener la vie dure. Bref, on risque de beaucoup d’amuser.

 

La liste des nominés pour ce deuxième tour est ICI

Le vote pour élire le Magritte du premier film bat aussi son plein sur le net.

Ce lauréat, c’est vous qui le choisissez. Envie de vous exprimer? Vous pouvez le faire ICI.

Pour vous guider dans vos choix, un article sur le sujet est à lire ICI

Pour tout savoir sur tous les nominés dans toutes les catégories, n’hésitez pas à foncer sur le site officiel des Magritte qui accomplit un boulot unique en la matière et vous présente, chaque jour, le profil des artistes et films retenus. C’est ICI

 

Les Magritte c’est aussi un show. Charlie Dupont tiendra les commandes de cette folle manifestation. Lire ICI.

On a déjà hâte d’y être. Pas vous?

Alors, soyez attentifs, car tout ce week-end, Cinevox va vous proposer un concours et vous permettre de remporter deux invitations pour suivre la soirée au milieu des vedettes du cinéma belge à Square. À vos marques… Prêts?
Feu !

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