Le Cinevox du mois change de peau…

Cinevox est né en mai 2011, le premier jour d’un Festival de Cannes assez faste où les frères Dardenne, Abel et Gordon, mais aussi Bouli Lanners portaient les couleurs belges avec beaucoup de fierté et de talent. C’est d’ailleurs Bouli qui était la vedette de notre tout premier grand écran, diffusé dans les salles de cinéma. Il y parlait avec beaucoup d’humour et de passion de ses Géants.

 

Obtenir cette interview pour une diffusion sur grand écran ne fut pas chose aisée: le concept était nouveau et les producteurs ne comprenaient pas forcément où nous voulions en venir. Tous voulaient aussi éviter de s’associer à un projet ringard qui nuirait à la réputation du film plus qu’il ne la servirait.

Quand Bouli nous a reçus dans la maison où il était en train de s’installer il souleva encore un doute : « mais les spectateurs vont en avoir marre de me voir tous les jours à toutes les séances avant leur film ». Avant d’admettre que, oui hélas, la plupart des cinéphiles n’allaient au cinéma qu’une à deux fois par mois en moyenne. Au mieux.

 

 

Cette interview de Bouli et les images fortes qui illustraient la capsule nous ont servi de passeport. Dès la troisième capsule, celle consacrée à Il était une fois une fois, nous nous sommes installés dans le mode de travail que nous visions de prime abord: nous nous rendons sur les tournages pour y réaliser les interviews des artistes au travail et réalisons au passage des images de l’envers du décor.

 

Les films se sont alors enchaînés : Tango Libre, Dead Man Talking, Mobile Home, Hors Les Murs, Torpedo, Le Monde nous appartient, Sous le Figuier, A Perdre la raison, de Rouille et d’Os, Post Partum, Puppy Love, Vijay And I, La Tête la Première, Populaire, Je suis Supporter du Standard, Landes, La Tendresse, Le Sac de Farine, Une Chanson pour ma mère, Marina, Je te Survivrai, et Morrocan Gigolos. Plus deux numéros spéciaux consacrés aux Magritte.

 

 

 

En tout, ces 20 capsules composent aujourd’hui le premier volet de l’aventure Cinevox en salles. Une aventure sans équivalent. D’autres que nous ont bien sûr arpenté les tournages avec des caméras, mais ici, c’est le média qui fait l’évènement : toucher les spectateurs dans les salles pour leur parler de cinéma, la formule est magique et elle fonctionne.

 

Lorsque vous êtes dans un cinéma et que le Cinevox du mois est diffusé, jetez un coup d’œil aux gens qui vous entourent. Vous constaterez que la plupart des discussions d’avant-programme cessent d’un coup et que les spectateurs regardent vraiment ce qu’on leur propose. Une des expériences les plus étranges que nous avons vécues à cet égard est la présentation de la capsule consacrée à Une Chanson pour ma mère au Kinepolis dans une salle à 95% flamande projetant The Broken Circle Breakdown. Bizarrement, là aussi, les chuchotements se sont interrompus et le public s’est intéressé à ce film dont, forcément il n’avait jamais entendu parler.

 

 

Si vous les croisez, quelques réalisateurs figurant dans ces spots vous raconteront bien volontiers que dans les semaines qui ont accompagné et suivi cette diffusion: « on ne leur parlait plus que de cela »: David Lambert, Sylvestre Sbille, François Pirot, Joel Franka ou Patrick Ridremont nous ont tous dit la même chose. C’est à peine si David osait encore sortir de chez lui. Et quand on voit l’engouement autour de l’humour 14e degré de Reda Chebchoubi dans le Grand Ecran consacrée à Morrocan Gigolos, on se dit que oui, cette idée était une grande idée.

 

 

Cette capsule existe bien sûr dans les deux communautés avec des sommaires différents et une compilation belgo-belge a d’ailleurs été publiée sur le site (ICI).

 

Depuis ses débuts, l’édition francophone est prise en charge par Kaos Film. L’équipe de tournage varie, mais est composée d’un réal, d’un chef op, d’un ingé son et d’un journaliste. Avec un objectif constant : proposer une image léchée, très ciné, pas un cadre tremblotant et pâlichon qui renverrait le cinéma belge à l’âge de pierre. La priorité est donnée aux images et aux déclarations des acteurs et des réalisateurs. Comme pour son site ou sa page Facebook, les gens qui font Cinevox s’effacent complètement derrière ceux qui font le cinéma parce que ce sont les artistes qui vous intéressent.

 

 

Pour présenter Cinevox, nous avions opté à l’origine pour un générique assez tarabiscoté composé d’images de centaines de films belges. Deux ans plus tard, nous proposons un nouveau look et une nouvelle logique: Cinevox est désormais identifié, Cinevox parle du futur du cinéma belge et non du passé. Exit donc les photos d’archives, au profit d’un générique très ciné-choc, court, punchy qui ouvre la voie à une ère 2.0 : le cinéma belge vit, pulse, respire, se développe. Il est cinéma d’aujourd’hui et de demain.

 

Le look and feel vous rappellera sans doute l’habillage des Magritte: ce n’est pas un hasard puisque les artistes qui l’ont conçu sont les mêmes. Ça l’est d’autant moins que Cinevox et les Magritte partagent des valeurs et des objectifs communs.

Quand on mesure le chemin parcouru ces dernières années, on se dit que cette voie est la bonne et que l’aventure ne fait que commencer.

 

 

[Découvrez ici le Grand Ecran new look]

 

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